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Trail - Trail des Poilus 2008
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3 Tyrannosaures au départ de ce trail à la date du 2 mars 2008 : Didier, Phildefer et le Patron.
Le premier sur le 42 km et les deux autres sur le 20 km.

Sur le 20 km (476 arrivants) :
Phildefer : 2ème en 1 h 30 min
Le Patron : 223ème en 2 h 29 min

Sur le 43 km (196 arrivants) :
Didier : 119ème en 5 h 20 min

Quelques photos prises lors de la course par l'organisation et à l'arrivée.
Sous les photos les commentaires issus des carnets d'entrainement des participants.
Tout en bas, le parcours et le profil du 20 km




" C'est vers 8h15 que Le Patron et moi prenons la route pour Ablain Saint Nazaire et Notre Dame de Lorette, point de départ du trail des Poilus.
C'est encore une fois sous une pluie soutenue et un vent fort. Le pire est à craindre en ce qui concerne l'état du terrain sur lequel va se jouer l'épreuve, surtout après la météo des jours derniers.
Tant pis, nous voilà partis pour l'enfer sur les traces de la Grande Guerre.
Nous arrivons à temps pour voir le départ des courageux participants aux 43km, en particulier Le Directeur Technique.
Après le retrait de nos dossards, nous repartons vers la voiture. En chemin, nous croisons Olivier (qui râle depuis ce matin, se demandant bien ce qu'il est venu faire ici), Christelle et 2 de leurs amis.
Nous nous demandons quelle tenue arborer pour cette épreuve. Finalement nous ne changeons rien, décidant de courir en collant et coupe-vent.
Nous attendons sagement l'heure du départ, au chaud dans la voiture.
20 min avant, nous nous dirigeons vers la ligne de départ, sans échauffement (ça aussi, c'est nouveau !).
Le coup d'envoi des réjouissances est donné et c'est un troupeau d'environ 600 fous qui se lancent sur le terrain, ou plutôt sur un sentier assez étroit et déjà bien gras.
Il est à ce niveau assez difficile de se frayer un chemin. Une première descente permet déjà d'étirer le peloton. Mais pas facile de courir sur une pente glissante.
Vers le 3ème km, je double Alain F., lui, qui fut l'un de mes principaux rivaux ces dernières années, semble avoir pris un peu de recul avec la CAP.
Entre les km 4 et 5, je perds ma casquette, à cause du vent de face, je fais demi-tour, perds un peu de temps, mais surtout le groupe de coureurs dans lequel j'étais. A ce niveau de la course, je dois me situer dans les 20 premiers.
Arrivée dans une pâture assez piétinée par les vaches et par conséquent avec de gros trous, puis un sentier très escarpé et glissant avec un arbre couché qui en obstrue le passage et qui nous oblige à passer par-dessous. C'est là que le photographe nous attend pour immortaliser sur la pellicule nos plus beaux sourires !
Je prends un sporténine et m'hydrate difficilement à l'aide du camel-bak (qui, par contre, ne me gêne aucunement en courant)
Suit une portion rectiligne avec vent de face et terrain glissant, puis la traversée d'un champ.
C'est à ce niveau que le balisage est assez aléatoire et conduit la tête de la course à l'intérieur du bois (vers la Pointe des Neuf), avec demi-tour immédiat. A ce moment-là, c'est la panique, nous sommes une quinzaine désorientés, ne sachant où aller. Chacun part dans une direction différente, mais en vain.
Soudain, on aperçoit le 1er se diriger vers l'entrée de ce que j'appellerai la tranchée. C'est alors le rush pour couper à travers le bois et entrer dans ce sentier encaissé.
C'est à ce niveau que tout s'est joué. L'égarement du groupe m'a permis de me retrouver dans les 5 premiers et en a perturbé plus d'un.
Cette tranchée restera la portion la plus mémorable du trail, une succession de bosses, de boue, d'eau jusqu'aux genoux, de glissades, une chute, tout cela à la queue leu leu. A la sortie de ce conduit, c'est à nouveau, un sentier glissant qui monte à travers le bois qui semble ne pas finir. En haut, un virage à droite et là, c'est un chemin hyper-gadouilleux avec de chaque côté des fils barbelés qui nous obligent à courir au milieu dans la boue et l'eau.
Enfin une belle descente à travers une prairie avant une belle montée à travers une pâture.
Je suis alors en 4ème position, courant à côté d'un gars plus fort que moi dans les montées (il court, je marche), mais que je rattrape sur le plat et dans les descentes. 3 arrêts pour relacer mes chaussures lui permettent de me distancer le long du cours d'eau. Je le double définitivement quelques centaines mètres plus loin, apercevant déjà le 2ème qui semble en difficulté.
Je le dépasse avant d'entamer la dernière pâture qui précède le raidillon en sous-bois où j'aperçois le 1er se faufiler.
Cette sente est tellement pentue et glissante que je suis, comme tous, obligé de le monter en marchant, sur le côté gauche, peu piétiné et surtout sans fil barbelé.
Je surveille le 3ème qui me suis et arrive en haut où se trouve la ligne d'arrivée 1 min et quelques secondes derrière le 1er.
C'est heureux que je passe la ligne. C'est une belle revanche après l'accident d'il y a 6 mois.
Je me dis alors que la décision de ne faire que les 20km était sage et que les marathoniens ont eu bien du courage dans de telles conditions.
C'était un enfer mais bien moindre que celui qu'ont dû connaître nos Poilus, puisque, déjà prêt à recommencer.
Après ravitaillement, je cours à la voiture me changer rapidement et c'est armé de mon appareil photo que je reviens vers le raidillon final pour immortaliser le passage du Patron.
C'est adossé à un arbre que je vois défiler des coureurs, souriants pour certains, épuisés pour d'autres, glissant, reculant, marchant. Je n'hésite pas à offrir ma main à de nombreux concurrent(te)s en difficulté.
Voilà qu'apparait Le Patron, à qui je lance un bâton en guise piolet, et que j'aide également pour éviter la glissade.
Je ne reverrai pas Olivier et sa troupe...
Au final : 2ème au général et 1erV1M.

Trail à plus de 95% à courir au moins une fois dans sa vie, de très grande difficulté, surtout avec les conditions du jour.
Sûrement l'épreuve la plus dure que j'ai pu connaitre avec la Corrida de la Baie d'Authie."
 



"Ce matin, au réveil, comme prévu par météofrance, il pleut, et bien...
Renseigné sur l'épreuve, je ne doute pas un seul instant que la matinée va être très difficile.
J'ai beau avoir couru par tout temps pour préparer ce trail, je n'ai encore jamais couru plus de 3 km d'affilée dans la boue.
Je ne me doute cependant pas encore de ce qui va nous arriver.
Covoiturage donc avec Phildefer, et arrivée pour le départ du 43 km où nous cherchons Didier, mais ce sera plus lui qui nous trouvera. Une bise et le voilà parti pour son marathon de la boue.
On va chercher les dossards puis on retourne à la voiture où nous restons au chaud, décidant de ne pas enlever le cuissard long.
On finit pas s'habiller et partons nous mettre à l'abri en attendant le départ - on s'échauffera dans les premiers kilomètres.
C'est parti. Le parcours à plus de 95% sur sentiers nous offre de la boue sur au moins 80% du parcours
C'est dur, ça grimpe, ça glisse, il faut faire attention à son équilibre constamment pour ne pas se vautrer sur les barbelés lorsqu'ils bordent les chemins.
Je suis parti doucement donc ça va, je ne souffre pas trop, je m'alimente et bois à intervalles régulier, un petit moment de mou, lors des deux kilomètres entourant le ravito, mais dans l'ensemble, je me sens bien, et même mieux que mes collègues d'un jour que je rattrape et laisse derrière moi au bout d'un moment.
Le parcours est magnifique même sous le mauvais temps et je profite du paysage et des chemins qui s'offrent à nous.
Le chrono file, et je vois passer les deux heures alors que je viens à priori de passer le 15ème km,
le temps ne sera pas bon, mais vu les conditions peu importe.
dans l'avant dernière montée, les deux premiers du 43 km me doublent (chapeau bas messieurs, je les encourage même s'ils ont l'air d'en avoir moins besoin que moi)
enfin la dernière montée, je cours jusqu'au sous bois où la boue et la pente interdisent tout déplacement en courant
Phildefer arrivé une heure avant moi (en deuxième position - chapeau bas à lui aussi) me tend la main pour passer un passage difficile.
Je me force à reprendre la course pour les 50 derniers mètres qui me mènent sur la ligne d'arrivée.
Je finis 223 sur 476 finishers, je suis satisfait,
ça a été la course la plus difficile de ma "jeune" carrière.
Sur le coup, je ne me suis pas vu revenir sur cette épreuve,
mais 3 jours ont passé et je me dis maintenant "et pourquoi pas ?" "et pourquoi pas le 43 ?"
on verra ça dans deux ans..."



Didier, courageux participant du 43 km boue.

IMG_3663.jpg IMG_366.jpg IMG_3663.jpg
Dans l'ultime montée vers l'arrivée, impossible de courir


Les Tyrannos du 20 km posent pour la postérité




Date de création : 07/11/2009 @ 09:03
Dernière modification : 07/11/2009 @ 09:03
Catégorie : Trail
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